« Vercingétorix jeta ses armes aux pieds de César et alla s’asseoir à ses pieds. » Cette scène, rapportée par César lui-même dans ses Commentaires, marque la fin de la résistance gauloise. Nous sommes en 52 avant Jésus-Christ, à Alésia (Alise-Sainte-Reine, en Côte-d’Or). La Gaule est vaincue. Mais le chef des Arvernes est devenu immortel.
Qui était Vercingétorix ?
Fils de Celtillos, chef arverne mis à mort par ses compatriotes pour avoir voulu régner en roi, Vercingétorix hérite d’une position ambiguë dans la société gauloise. Probablement né vers 82 avant J.-C. dans l’actuelle Auvergne, il est encore jeune quand il prend la tête de la résistance. César le décrit comme un homme d’une grande beauté, d’une intelligence vive et d’une autorité naturelle.
La grande révolte de 52 av. J.-C.
En 52 avant J.-C., alors que César est absent de Gaule, le massacre de négociants romains à Cenabum (Orléans) met le feu aux poudres. Vercingétorix lève les Arvernes, puis réussit l’exploit de fédérer presque toutes les tribus gauloises sous son commandement — un fait sans précédent dans une Gaule d’ordinaire divisée. Sa stratégie est audacieuse : la terre brûlée. Plutôt que d’affronter les légions en bataille rangée, il prive l’armée romaine de ravitaillement.
Gergovie et Alésia
La victoire gauloise à Gergovie (oppidum arverne, près de Clermont-Ferrand actuel) est le seul succès militaire de Vercingétorix contre César en bataille. Mais la défaite de Dijon et la retraite vers Alésia se terminent par un siège de plusieurs mois. César fait construire autour d’Alésia une double ligne de fortifications (contrevallation et circonvallation) de plus de 40 km. Malgré l’arrivée d’une armée de secours gauloise de 250 000 hommes selon César, la faim contraint Vercingétorix à la reddition.
Prisonnier, triomphe, mort
Vercingétorix est emmené à Rome, où il est retenu prisonnier pendant six ans dans les geôles du Tullianum. Il est exhibé lors du triomphe de César en 46 avant J.-C., puis étranglé selon le rite romain. Il avait environ 35 ans.
Sa statue monumentale, réalisée par Bartholdi (auteur de la Statue de la Liberté) à la demande de Napoléon III, domine aujourd’hui le site d’Alise-Sainte-Reine en Côte-d’Or.
Sur les traces de Vercingétorix
- MuséoParc Alésia (Alise-Sainte-Reine, Côte-d’Or) : site archéologique et musée de reconstitution
- Gergovie (Puy-de-Dôme) : plateau et site du camp gaulois
- Musée des Antiquités nationales (Saint-Germain-en-Laye) : collections gauloises et gallo-romaines



